Bienvenue !

Visiteur, bienvenue !
Vous allez pénétrer dans l'univers merveilleux de mon voyage en Asie et pouvoir suivre mon parcours dans le pays du milieu et prochainement en Thaïlande !
Ceux qui auraient loupé le début de l'aventure peuvent cliquer ici.
Bonne lecture !

Gab H.

vendredi 6 juillet 2007

Mes aventures en Chine, Tome 2

Lire le Tome 1 si ce n'est déjà fait


Des nouvelles de moi en Chine, Tome 2


Vous avez été nombreux à apprécier le premier volet de mes aventures en Chine, alors ça m'a motivé pour écrire un deuxième volet !


1 – Introduction


2 – Attention aux plats épicés !


3 – Des comportements typiquement chinois


4 – Acheter quelque chose en Chine


5 – Nanning by night


6 – La présence policière


7 – Quoi de neuf depuis la dernière fois ?




1 - Introduction


Après un premier mois assez mouvementé, le deuxième mois s'est déroulé plus calmement, Guo Yu étant en période d'examens. Et pendant environ 15 jours je n'ai pas pu faire grand chose, vous comprendrez mieux en lisant le point « Attention aux plats épicés ! ». Donc ne m'en voulez pas si ce tome 2 est plus court ! Tout d'abord je voudrais signaler une erreur qui s'est glissée dans le premier tome : Nanning n'est pas une ville de 1 million d'habitants mais de 2,8 millions. Petite différence. Une petite ville chinoise quoi !




2 – Attention aux plats épicés !


Ce mois-ci, j'ai du affronter un mal qui touche les personnes qui mangent trop de plats épicés. Je me disais aussi, c'est quand même bizarre de se rendre à plus de 10 000 km de chez soi et de ne pas tomber malade une seule fois. Finalement me voilà servi. Et oui, je me suis tapé une bonne crise d'hémorroïdes !

La nourriture dans la province du Guangxi est presque toujours épicée, c'est assez difficile de trouver un plat sans piment ou épices. On trouve des épices dans presque tous les plats : le riz, la soupe, les nouilles, les légumes, les viandes... Pour les chinois, aucun problème, ils en mangent depuis leur plus tendre enfance. Par contre pour moi qui ne mangeait pas souvent épicé en France... C'est une autre histoire !

Je me suis donc tapé une bonne crise d'hémorroïdes avec impossibilité de merder pendant une bonne semaine. Heureusement j'ai pu me faire opérer très rapidement dans un hôpital spécialisé, les médecins d'ici ne posent pas trop de questions et semblent compétents. Par contre leur point faible c'est au niveau post-opératoire, aucun suivi, je sors le jour même de l'hôpital, 40 minutes après l'opération ! Et impossible de faire comprendre au médecin que j'ai besoin d'un laxatif très puissant, il me donne des médicaments dont je ne connais absolument pas l'effet. Ce qui est sur c'est que ces médicaments ne sont pas donnés... Coût de l'opération : 800 yuans (80€). Le docteur insiste pour que je revienne le lendemain pour « vérifier que tout va bien ». Ok, je reviens le lendemain, il vérifie, tout va bien. Coût de la vérification : 400 yuans. Ok ça sent l'arnaque tout ça, j'y retournerai plus ! Donc au total, opération + médicaments + vérification ça m'aura coûté dans les 1500 yuan (150€). Peut être pas très cher en France, mais c'est l'équivalent de 1500€ ici... Finalement ça va mieux maintenant !




3 – Des comportements typiquement chinois



« En Chine, fais comme les Chinois! » Oui, enfin pas tout le temps, ce n'est pas toujours des exemples à suivre, loin de là! Il y a plein de comportements spécifiques aux chinois : par exemple cette étrange habitude de gueuler très fort en tous lieux pour parler au milieu des autres (qui essaient de gueuler plus fort pour couvrir le bruit du premier gueuleur). Cela s'applique également à ceux qui téléphonent depuis leur mobile (je vous laisse imaginer dans le bus ou au restaurant). Parfois il arrive qu'il n'y ait aucun bruit mais la personne gueule quand même, histoire que tout le monde sache qu'elle a un portable dernier cri. Bref c'est une manie que je ne comprend pas très bien, et j'espère que je ne l'aurais jamais !

Autre manie, celle de cracher partout. Dans la rue, en voiture, en moto, au restau, ils se raclent la gorge pour chercher le glaviot bien profond. Et je dois avouer que ça surprend au début, je pensais que le glaviot était pour moi, mais en fait ils crachent juste par terre. Ça doit être culturel. Super sympa quand on est en train de manger ! À noter qu'en raison des JO 2008, le gouvernement tente d'inculquer des bonnes manières occidentales afin de donner une bonne image de la Chine aux étrangers qui assisteront aux jeux. Donc quiconque se fera surprendre par un policier à cracher par terre aura désormais une amende. Mais les policiers eux même crachent partout, et sont très corruptibles (une cartouche de cigarette ou une bouteille d'alcool de riz et c'est réglé...).

Autre comportement auquel j'ai eu affaire, j'en ai déjà parlé dans le précédent opus : je suis dévisagé dans la rue par les hommes et les femmes de tout âge. À la limite du torticolis ! Il faut dire qu'il n'y a pas des masses d'étrangers ici. Heureusement je n'y fais plus attention maintenant, mais je pense que ça en dérouterait plus d'un qui serait nouvellement arrivé en Chine.

D'autres comportements, qui sont dûs au fait que je sois étranger : les filles me croisent en souriant et disent « Hellooow » puis s'en vont des fois en courant, de peur que je leur réponde. Elles sont si timides qu'une fois une fille m'a dit bonjour, elle a voulu me serrer la main puis elle est partie en courant et en pleurant. Plus tard elle a dit à Guo Yu qu'elle était vraiment désolée, elle m'a serré la main avec la mauvaise main! Un peu bizarre...

Autre comportement étrange, les chinois ont l'air suicidaires. Ils traversent la route à pied, à vélo ou à moto n'importe quand et sans se soucier des gros véhicules arrivant à fond les ballons. Guo Yu préfère marcher sur la 4 voies que sur le trottoir, je ne sais pas pourquoi. Alors j'essaie de lui faire comprendre que c'est dangereux, les accidents ça n'arrive pas qu'aux autres. Et que le moyen le plus sur de traverser une 4 voies c'est en angle droit, pas en biais. Et qu'on doit utiliser les passages piétons dans les carrefours. Combien de fois je lui ai évité de se faire renverser par un camion ou un bus qui a la flemme de freiner ? Je ne sais plus. Comment elle faisait avant que je sois là ? Une bonne étoile ? Tous les chinois semblent touchés par ce comportement suicidaire. C'est à croire qu'ils se sentent invulnérables ! Pourtant à la télévision presque tous les jours on voit aux informations des accidents et des morts sur la route... Mais elle et les chinois croient que les accidents n'arrivent que si on en parle. Moi je pense plutôt qu'ils arrivent lorsqu'on ne cherche pas à les éviter ! Enfin bref mes efforts commencent à porter leurs fruits, elle marche sur le trottoir quand elle est avec moi.

Enfin, un comportement très net que j'ai remarqué, c'est que les chinois n'en ont rien à faire de leur environnement. Ils jettent leurs déchets n'importe-où, sur la route, dans la nature, dans la rivière, depuis leur balcon... Même Guo Yu faisait de même, jusqu'à ce que je lui dise « tu veux que le monde de tes enfants soit une poubelle ? » Ils pensent que jeter quelque chose par terre, ce n'est pas grave, quelqu'un viendra le ramasser. C'est en partie vrai pour les routes et les bordures de route, où l'équivalent de la DDE et des éboueurs ramassent chaque jour des camions de déchets. Par contre pour les lieux isolés trop éloignés de la route... C'est pas très beau à voir. Le pire c'est que des fois ils jettent leurs emballages par terre alors qu'ils sont à deux mètre d'une poubelle. Mais partout, dans les magasins et les marchés, les marchands donnent trop de poches. C'est vrai, on achète une bouteille d'eau et 3 fruits et on se retrouve facilement avec une dizaine de poches plastiques de taille différente ; ça n'est pas vraiment bon pour diminuer la pollution.





4 - Acheter quelque chose en Chine


Acheter quelque chose en Chine est très différent d'acheter quelque chose en France. Si en France les prix sont le plus souvent fixes et pas négociables, ici tout est négociable, que ce soit dans le supermarché ou le petit magasin. Je peux maintenant dire qu'il y a 3 sortes de prix en Chine :

  • Le prix « touriste » : le prix qu'un touriste paiera probablement. Ça reste moins cher mais il faut savoir que c'est environ 5 ou 6 fois le prix qu'un Chinois paiera. Attention donc. La dernière fois que je me suis fait enfler c'est en achetant 2 poires à 5 yuans. La vendeuse est pressée, rapide au revoir, je commence à avoir des doutes sur le prix. Puis en rentrant mes doutes se confirment : Guo Yu me dit que les poires, c'est 1,5 yuans le kilo! Donc je me suis bel et bien fait enfler. Mais en fait c'est plutôt la vendeuse qui s'est fait enfler : elle a un stand dans le petit marché près de notre appartement, où je me rend souvent. Depuis je prend un malin plaisir à acheter des poires au stand juste à côté du sien, à un prix bien inférieur. En résumé elle a gagné une fois 5 yuans puis plus rien, les autres ont compris qu'avec un prix normal le client revient plusieurs fois!

  • Le prix « normal » : c'est le prix qu'un Chinois est censé payé. En pratique, seuls les riches et ceux qui ont peur de négocier (ou qui ne savent pas) paieront ce prix.

  • Le prix « coupé » : Si l'on négocie bien, on peut obtenir des remises de 25%, 50% voire 75% du prix affiché. Cela s'applique à tous les produits, du riz que l'on achète au marché du coin au lecteur MP4 dernier cri acheté en magasin informatique en passant par le loyer de notre appartement et notre abonnement à internet. Dans la pratique j'ai du mal à négocier car mon chinois n'est pas très bon et surtout, je suis un étranger (je suis forcément riche pour les vendeurs). Donc bien souvent quand je veux acheter quelque chose, Guo Yu m'accompagne et sait comment obtenir le meilleur prix. Parfois elle entre sans moi dans le magasin pour ne pas que le vendeur me voie et propose un prix trop élevé ; une fois le prix négocié je peux rentrer, au grand désarroi du vendeur. Les méthodes de négociations sont universelles je pense, ici il suffit de dire « mais il est rayé ton produit » ou « j'ai vu le même pour 2 fois moins cher! » ou finalement, lorsque rien ne marche, « trop cher ! » en s'éloignant du magasin (le vendeur vous rappellera alors, OK c'est bon il vous fait une remise très confortable).

C'est un peu déroutant au début de devoir presque tout négocier mais on s'y fait assez vite. Certaines choses restent non négociables, comme le prix de l'essence, un trajet en bus ou en taxi, les produits alimentaires dans les grands supermarchés seulement, l'eau. Tout le reste ou presque est négociable et si l'on est bon l'on peut vivre à moindre coût et confortablement!




5 – Nanning by night


Si le jour je pensais que Nanning était assez banale comme ville, j'ai revu mon jugement la première fois que j'ai traversé la ville de nuit. La ville est littéralement transformée entre le jour et la nuit. Il faut dire qu'en plein jour il y a une multitude de choses que l'on ne soupçonne même pas. La ville de jour ressemble juste à une grande ville, ni jolie ni moche. Mais lorsque la nuit arrive, de partout des écrans géants s'allument à la place de ce que je pensais être des murs, les poteaux et les piliers sont recouverts de néons de toutes les couleurs de l'arc en ciel, les grandes enseignes en haut des buildings s'allument pour faire place au concours de celui qui aura la plus jolie enseigne animée, les routes sont bordées d'un néon blanc et d'un autre néon qui change de couleur toutes les 5 secondes ce qui est du plus bel effet, les fontaines s'allument et ont l'air de gerbes de couleurs... La ville devient vraiment méconnaissable, c'est vraiment très joli à voir et ça surprend beaucoup ! Maintenant je sais que Nanning est plus riche que Beihai, ce n'est pas la capitale du Guangxi pour rien :) Et les villes françaises prennent un sérieux coup de vieux par la même occasion, même Paris n'est pas aussi jolie la nuit... Dans le centre ville, contrairement aux zones périphériques les magasins restent ouverts assez tard, jusqu'à 23:30 voire plus pour certains grands magasins ou petits commerçants. C'est très pratique quand on a oublié d'acheter quelque chose après l'heure du diner ! Ou parfois l'occasion de caler un petit creux.




6 – La présence policière


Avant de venir en Chine j'avais un peu peur de trouver des policiers et des militaires partout et d'avoir à me faire contrôler chaque fois que j'irai dehors. Dans la pratique il y a bien des policiers un peu partout, surtout en voiture, parfois à pied. Par contre je ne me suis jamais fait arrêté et je n'ai jamais eu de problèmes avec eux. J'ai un peu l'impression que pas mal de policiers ont choisi ce métier car c'est un moyen simple de gagner de l'argent sans faire grand chose. Il y a plein de policiers dont le travail est juste de rester immobiles aux entrées des parcs, des écoles parfois, ou de bâtiments contrôlés par les militaires. En ce qui concernent les agents de la circulation, il y a parfois un policier au bord d'un carrefour qui siffle les piétons et les vélos pour leur dire d'attendre le feu vert avant de traverser, mais d'après ce que j'ai vu personne n'en à rien à faire. Le pauvre policier est là à siffler dans le vide sous le soleil qui tape dur. Sur les routes j'ai vu très peu de policiers, j'ai par contre vu des faux policiers en carton avec leur radar en carton aussi. J'ai vu une fois une voiture de police roulant à fond dans la ville, c'est pas croyable de pouvoir rouler aussi vite en ville. Maintenant je comprend l'utilité des 4 voies partout en ville! Mais pour résumer, je ne me sens pas oppressé par leur présence, en fait c'est surtout des plus jeunes que moi qui tentent de gagner leur croute en faisant policier, qui ne sont pas méchants pour un clou. Ils ne sont pas le genre à chercher la petite bête comme le bon vieux gendarme moustachu français aime le faire. Un truc pour devenir très riche en Chine : devenir policier-examinateur de permis de conduire. Tous les jours ils reçoivent des pots de vin de 1000 yuans ou plus par personne, des cigarettes de luxe à gogo, de l'alcool à ne plus savoir qu'en faire... Les candidats qui donnent le plus auront leur permis, tant pis pour les autres, ils n'ont qu'à pas être pauvres, non mais... (C'est triste je trouve) Bref à la fin du mois ça fait un très bon salaire, sans doute mieux que beaucoup de français ne peuvent espérer. LA planque par excellence.




7 – Quoi de neuf depuis la dernière fois ?



Ce mois-ci je n'ai pas pu faire grand chose comme je vous l'ai dit précédemment, mais il y a eu tout de même des changements :

  • On a acheté un ventilateur plus puissant, les 2 premiers ont grillé et ne produisaient aucun vent...

  • On a changé d'appartement, maintenant on loge sur 3 étages. L'appartement est toujours situé près du fleuve avec une terrasse très sympathique juste en face de la pièce principale, avec vue sur le fleuve. L'appartement fait environ 150m² pour nous tous seuls, on a 4 salles de bain! En fait c'est 3 appartements et une zone commune mais on est les seuls à y vivre pour le moment...

  • On a du fabriquer notre ligne téléphonique nous même. Le technicien de China Télécom nous a juste donné un rouleau de fil, et nous a dis « vous voyez là bas, et vous voyez ici, bin le fil il faut le mettre entre les deux, attention aux couleurs des fils, au revoir » Hum hum c'est de la flemme ou je me trompe là ? ...

  • Guo Yu a eu son permis de conduire sans avoir à l'acheter (!) contrairement à ses deux premiers essais, car l'examinateur était de bonne humeur : il venait de pleuvoir. A noter que la corruption ne marche pas à tous les coups en Chine. On peut donner de l'argent aux policiers qui accepteront ou refuserons car d'autres auront donné plus. En cas de refus on ne peut pas récupérer son argent ou ses cadeaux. Si toutefois l'on tentait de récupérer ce qu'on a donné pour rien, le policier répondra dans le genre « Quoi ? Argent ? Mais quel argent ? Vous insinuez que je suis corrompu ? Tu vas voir mon gaillard ! » (en Chinois dans le texte). Tout cela pour dire que quand on aura une voiture, c'est moi qui la conduira au début, Guo Yu ne sachant pas vraiment conduire pour le moment avec ses 3 sorties en villes au volant de l'auto-école...

  • Mon PC a des problèmes de son, j'ai du acheter des enceintes séparées (mais ça tout le monde s'en fiche).

  • Dans quelques jours nous allons rentrer à Beihai pour les vacances d'été, puis j'irai à Hong Kong le 26 juillet pour faire renouveler mon visa pour 6 mois – par renouveler j'entends acheter comme il est de coutume de faire ici – puis plus tard nous iront dans la province du Yunnan, un plateau montagneux proche du Tibet avec des paysages grandioses d'après les dires de Guo Yu, pour y passer quelques semaines. À la fin des vacances nous retournerons dans notre appartement jusqu'en décembre, puis Guo Yu devra aller en Thaïlande pour y étudier le Thaïlandais pendant 2 ans. Il y a de fortes chances pour que j'y aille aussi... Il fait chaud en Thaïlande, encore plus qu'ici, aïe ! Mais peut-être que j'irai faire un petit tour en France avant!


  • Au moment où vous lirez ce mail je n'aurait sans doute pas Internet pour quelques jours, mais que ça ne vous empêche pas de m'envoyer des emails !

  • On a visité un parc dans Nanning, c'est le plus grand parc de la Chine, connu pour ses milliers d'espèces de plantes différentes. Le parc est très joli et surtout j'ai été surpris par sa propreté. Pas un seul mégot par terre ou pas une seule poche plastique accrochée dans les buissons. Première fois que je vois ça. Les plantes sont magnifiques, je suis sur que Maman et mon cousin Jérôme aimeraient y passer des journées entières !

  • Je suis allé pour la première fois de ma vie chez le coiffeur, pour 5 yuans c'est tout à fait correct ! Le coiffeur était tout fou-fou, c'était la première fois qu'il coupait les cheveux à un étranger. Je suis sûr qu'il va rajouter sur son enseigne un truc du genre « savoir-faire international » ou quelque chose dans le même esprit !

  • On a découvert avec Guo Yu un endroit près de notre appartement ou l'on peut manger après 19:00 (car les chinois prennent leur diner vers 17:00-18:00), c'est un coin sympa en plein air avec plein de stands proposant plein de spécialités délicieuses. Mes préférées étant les brochettes de bœuf au barbecue (attention, épices inside), des sortes de raviolis aux légumes et des petits pains de maïs fourrés avec des légumes ou de la viande. Le tout en savourant une bière bien fraîche. Le repas se termine habituellement avec un jus glacé de petits pois sucrés. En plus c'est pas cher, pour environ 2€ on a plus que ce que l'on peut avaler. Miam!

  • Après de longues recherches, mon diagnostic est formel : il est impossible de cuisiner une tartiflette ici. En effet impossible de trouver de la crème fraîche, des lardons et ce n'est même pas la peine de penser au reblochon. En fait les supermarchés géants tels que Wal-mart possèdent bien un rayon frais, contrairement aux supermarchés plus petits. Mais on n'y trouvera que de la viande, du lait plus ou moins sucré et des jus de fruits. Pour les lardons je pense pouvoir en faire moi-même, pour la crème fraîche je n'arrive pas à faire comprendre à Guo Yu que ce que je veux, ce n'est pas du lait concentré sucré comme pour mettre sur les fraises. Snif!

  • Pour me venger je cuisine des patates rôties aux poires, aux châtaignes et aux poivrons.

  • Les pizzas sont bien meilleures en France qu'en Chine, ici elles sont faites avec une pâte à tarte sucrée et sont assaisonnées de lait concentré sucré. Re-snif! Si quelqu'un se sent l'âme d'un pizzayolo il peut aller en Chine, les pizzas se vendent dans les 60 yuan au Pizza Hut du coin (mon dieu que c'est cher par rapport à un repas normal). En plus c'est même pas bon. Une bonne pizza vendue un peu moins chère et c'est le succès assuré !

  • On peut acheter au supermarché des poulets rôtis entiers et juste sortis du four pour environ 1€, à manger sur place si l'on veut. Ça c'est un truc qu'il faut introduire en France ! C'est tellement bon qu'il y a une longue file d'attente à chaque fois que j'ai voulu en acheter...

  • Au moment où je termine ces lignes, le vent devient très très fort et je vais devoir arrêter là... En plus demain je n'ai plus internet !




Voilà c'est tout pour ce mois-ci ! En espérant que malgré le fait que je n'ai pas pu faire grand chose ce mois-ci, cet écrit vous aura intéressé !


A bientôt,


Gab H.


Lire le Tome 3

vendredi 8 juin 2007

Mes aventures en Chine, Tome 1

Salut!



Cela fait maintenant plus d'un mois que je suis en Chine, il serait temps de rédiger un bon billet ! Voici le plan :

* Le déroulement du voyage

* Rencontre avec Guo Yu

* La famille d'accueil

* Beihai

* Nanning

* La nourriture

* Dans la rue

* Sur la route

* Les paysages



Le déroulement du voyage


J'ai quitté Epannes sur Ardin le vendredi 27 avril 2007 accompagné de Samy, Any et Mickaël pour prendre le train à Niort et à destination de Paris. Voyage sans histoire, 2 heures et demie plus tard me voilà à Paris, où Yasmina m'attendait. Ce soir là je mangeais avec Yasmina ma dernière tartiflette! Merci mille fois Yasmina!


Après une courte nuit passée à discuter, on s'est rendu à l'aéroport vers 09:00 du matin pour retirer les billets de l'avion de 12:20. Mais comme on était très en avance, on m'a fait prendre l'avion de 10:35. C'est donc le sac bourré de chocolatines et de bonbons (sacrée Yasmina !) que j'embarque dans l'avion à destination de Helsinki (Finlande), après de chaleureux adieux.


Désormais je suis livré à moi-même. Entrée dans l'avion. Les hôtesses donnent des consignes en Finlandais et en Anglais. Sueurs de mon premier décollage. « Please lock your security belt ». Ça y est on décolle ! La sensation d'accélération est super, je ne pensais pas qu'un avion puisse accélérer autant ! En moins de 10 secondes on est à 550 km/h. Je me dis que jamais un si gros engin ne pourra quitter le sol. Et pourtant ça y est, l'avion s'élève, et on s'éloigne à toute vitesse de Paris !


En quelques minutes la température de l'air chute à -60 °C, on atteint la côte, on quitte la France en la longeant. L'avion survole la Belgique, les Pays Bas, l'Allemagne, le Danemark et la Suède. Il n'y a pas beaucoup de nuages alors je peux voir les paysages. A l'approche de la Finlande le ciel est parfois couvert de nuages, on dirait une grande étendue de coton. Et contrairement à ce que je pensais les nuages sont très très plats et presque tous au même niveau. On approche de Helsinki, la terre devient très foncée et les arbres sont droits et très grands. La côte est déchiquetée, il y a des milliers d'îles et d'îlots. L'atterrissage se passe sans soucis, environ deux heures après avoir quitté Paris. Bref passage à Helsinki, ou je n'ai pu qu'apercevoir un soleil blafard et remarquer que le finnois ça ressemble beaucoup au russe à l'oreille. Embarquement pour Guangzhou. Quelle bande de farceurs, ils ont changé le terminal d'embarquement, je m'en aperçoit que 10 minutes avant l'embarquement ! Heureusement je monte bien dans le bon avion, et c'est parti pour 12 heures de vol !


Les hôtesses chinoises sont très gentilles, même si je ne comprend pas un traître mot. Pas besoin de parler chinois pour faire comprendre qu'on a faim ou qu'on a soif. La nuit tombe très vite, et elle sera très très courte (environ 4 ou 5 heures). Je vois le reflet de la pleine lune sur la terre et sur les lacs de la Russie. Je suis émerveillé chaque fois qu'on survole une ville, c'est tellement beau, une ville, la nuit... Les heures passent, quand enfin, sur la carte, on passe la frontière entre le Kazakhstan et la Chine ! Là je pense, au moins même si on s'écrase j'aurais au moins été en Chine une fois dans ma vie. Mais ce n'est pas une pensée pessimiste c'est plutôt optimiste!


Le lever du soleil depuis un avion est une chose qui à elle seule justifie le prix du billet. C'est pas tous les jours qu'on voit le soleil se lever au dessus des nuages ! Et en cadeau j'aperçois les montagnes de l'Himalaya, qu'on a évité de peu. J'aurais bien voulu voir le survol du désert de Gobi mais il faisait nuit, on ne peux pas tout avoir!



L'avion approche de Guangzhou, et entame sa descente. On quitte le soleil radieux, car le ciel est couvert de nuages depuis le lever du soleil. Mais ces nuages ne sont pas les même qu'en France. Non, ils n'ont pas l'air plats, ils ont plutôt l'air de toucher le sol et ils sont plutôt jaunes. Ok c'est très pollué Guangzhou ! Lors de l'atterrissage, effectivement pendant 10 km de descente c'est nuages partout, on voit rien, chapeau au pilote. Ça a vraiment l'air super humide Guangzhou, La température de l'air recommence à monter. -50°C, -40, -35, -10, +3, bordel ça monte vite! Environ 70 mètres avant l'atterrissage j'aperçois enfin le sol couvert de brouillard. Atterrissage. La température au sol est maintenant de 27 °C. Ça change de la France! 2 heures d'attente dans l'aéroport, le temps de passer aux douanes. Je remplis plusieurs formulaires en anglais plein de fautes, mes bagages passent aux rayons X et je suis accueilli par la tante de Guo Yu qui m'a tout de suite reconnu, sans doute parce que j'étais le seul jeune blanc à sortir des douanes. J'étais déjà en sueur, mais voilà que je sors dehors. Haaa! L'air est chaud, étouffant, il n'y a pas un pet de vent, et les voitures et les camions crachent une fumée noirâtre.


J'ai envie de vite quitter cette ville! Mais tout d'abord, direction un hôtel, je prend une douche bien méritée après 20 heures avec les mêmes vêtements en transpirant...Pendant ce temps la tante de Guo Yu va chercher les billets d'avion pour Beihai. Elle me paye un repas que j'ai pas réussi à finir, j'essaie de lui faire comprendre que c'est bon, elle a gagné, j'ai plus faim maintenant, mais elle ne s'arrête jamais de commander des nouveaux plats! Car elle ne parle pas un mot d'anglais à l'exception de « Hello » et « Follow me ». J'arrive à lui faire comprendre que je veux appeler Guo Yu et ma douce Guo Yu lui dit que j'ai plus faim, je vais éclater. Maintenant, direction Beihai! Je dis au revoir et merci à la tante de Guo Yu, c'est une femme bien.


Embarquement pour ma ville de destination. Toujours cette super sensation d'accélération. Cette fois l'avion est beaucoup plus petit, le repas servi à l'intérieur aussi, mais ça ne me dérange pas vu tout ce que j'avais mangé avant. Les hôtesses Chinoises sont toujours aussi mignonnes. On quitte à nouveau les épais nuages jaunes, et on longe la côte. Deux heures plus tard, j'atterrissais enfin à Beihai! Je reconnais la forme de la ville que j'ai si souvent regardé avec Google Earth, je suis super content!




Rencontre avec Guo Yu



Vu de l'avion, l'aéroport paraît assez grand, mais dès la sortie de l'avion, je sens bien que c'est pas un aéroport très fréquenté. On doit chopper nos bagages nous même à la sortie de l'avion, et les douanes c'est juste un hello aux douaniers qui fument leur clope. Je regarde à droite et à gauche, mais pas de Guo Yu. Pas de parents non plus. Il se met à pleuvoir un peu. Je me dis que la tante s'est peut-être trompé dans l'heure qu'elle a communiqué aux parents de Guo Yu. Alors j'arrive à convaincre un policeman, me voyant tout penaud, d'appeler le numéro que je lui montre. Et en effet, la tante s'était trompé d'une heure!


Un quart d'heure plus tard, je vois enfin ma douce Guo Yu devant mes yeux, accompagnée de ses parents. Bonjour poli en serrant la main (surtout pas la bise en Chine !) et je prend la main de celle que je voulais voir depuis si longtemps. Et un discret baiser quand les parents ne nous regardent pas, normal on est un peu gêné au début! Elle autant que moi. Elle est si jolie ! Je suis tout fou-fou. On monte ensuite dans un taxi et on quitte le petit aéroport. Une chose me frappe : les chinois ne respectent aucun code de la route à part le feu rouge parfois! Et les policiers ne donnent pas le bon exemple non plus. Mais je reviendrais sur ce point plus tard. Bref, après un premier trajet en taxi qui m'a surpris, j'arrive enfin à la maison de Guo Yu. On me présente la maison, les chambres, les salles de bains, la cuisine, le salon, etc. Les parents me posent plein de questions que Guo Yu se charge de traduire en anglais. Je prend une douche bien méritée et je mange quelques fruits délicieux, avant de tomber de sommeil. En effet je n'ai pas dormi depuis mon départ de Paris! Cela fait maintenant 25 ou 26 heures et ma nuit à Paris a été très courte. Alors je m'allonge enfin dans un bon lit, Guo Yu à mes cotés toute souriante... On ferme la porte et je peux enfin la serrer dans mes bras, en m'endormant... Ça fait tellement bizarre de se retrouver près de la femme que j'aime à 10 000 km de ma maison et après si longtemps!




La famille d'accueil



La famille de Guo Yu s'est toujours montrée très gentille envers moi, et bien qu'ils ne parlent pas un mot d'anglais on arrive à peu près à se comprendre. La mère de Guo Yu s'appelle Zhao Na et son père s'appelle Guo Jingsong. Presque tous les jours les oncles et tantes viennent dans la maison pour le repas, ou c'est nous qui allons voir les oncles et les tantes. J'ai trouvé un pote, un oncle à Guo Yu qui cuisine les meilleures nouilles que j'ai jamais mangé (avec celles de maman ;) ) et qui a trouvé en moi un bon compagnon pour partager la bière et les cigarettes. En chine il est courant d'inviter ou de se faire inviter à manger, c'est même quasiment systématique. Le père de Guo Yu est d'une gentillesse rare, je ne l'ai jamais vu sans le sourire ni élever la voix. Il travaille à Guangzhou comme homme d'affaires dans les assurances et ne revient que pendant ses vacances. Ses prochaines vacances sont en octobre ! Ça ne doit pas être facile pour lui de quitter le foyer si longtemps. Et sa femme est souvent prise d'une irrésistible envie de danser devant la télévision (elle est prof de danses traditionnelles), ce qui à le don de faire marrer Guo Yu (et moi aussi). On est souvent allé au restaurant pour environ 10 yuans par personne (1 euros) et on mange à s'en péter la panse.




Beihai



Beihai est une « petite » ville, à peine 600 000 habitants. La ville a quelque chose de bizarre : située près de l'océan, des investisseurs étrangers on fait construire une multitude de pavillons tous identiques près de la mer. Malheureusement, ça n'a jamais vraiment attiré le touriste, bien que la ville soit très accueillante. Ils ont investi trop tôt à mon avis. Maintenant le gouvernement chinois prévoit de raser ces pavillons qui ont mal vieilli et qui défigurent le paysage. Heureusement à côté de ça la ville est chouette, on peut s'y balader torse nu et se rendre à la plage en bus, plage qui est d'ailleurs très agréable. Contrairement à Guangzhou, l'air est agréable à respirer et un vent frais souffle sur la ville et fait le plus grand bien. L'air ne prend pas à la gorge comme à Guangzhou, il fait bon s'y balader le soir. La ville a un je ne sais quoi de pittoresque, les bus sont vieillots mais sont sympa à emprunter. Attention : il y a deux plages à Beihai. L'une est plutôt réservée aux touristes – je n'en ai pas vu un seul – et donc la mer est bordée de marchands de noix de coco, de cabines de douches, de restaurants, et tous les 3 mètres il y a un parasol planté dans le sable. La mer est très chaude pour moi, froide pour Guo Yu en cette saison. La mer devait être à environ 26-27 °C. Elle est assez salée ce qui fait qu'on flotte quasiment sans nager. Mais je préfère vous parler d'une autre plage, celle-ci a bien trop de monde ! L'autre plage est un petit peu à côté de la ville, on peut s'y rendre à vélo en 20 minutes. La plage de sable n'est pas aussi large (il faut bien 2 minutes pour atteindre la mer avec la premier plage) mais on respire mieux, on sent que c'est moins fait pour les touristes, les panneaux ne sont plus écris en anglais/chinois. Il y a des rochers et des coins très sympas, et j'ai trouvé la mer un peu plus chaude. Et surtout : beaucoup moins de monde et pas un seul parasol ou cabine de douche à l'horizon. Je préfère ! Le sable est toujours aussi blanc mais n'est pas brûlant quand on marche dessus comme en France.


Retour à la ville. En pleine ville on trouve des routes à 4 voies, c'est comme des autoroutes limitées à 50 km/h. En bordure on trouve des immeubles plus ou moins anciens. Je préfère la vieille ville, loin de la circulation. Les rues sont parsemées de petits marchands, pas de supermarchés dans la vieille ville. On trouve de tout dans ces petits marchés, et les prix sont dérisoires. On trouve même – gasp! – du chien rôti au chalumeau devant les autres chiens qui attendent leur tour, ça fait mal au cœur de voir ça. Mais ça reste plutôt rare. Pour résumer, la ville possède deux facettes, la facette station balnéaire et la facette ville traditionnelle, qui je pense n'est jamais vue des touristes (qu'est ce qu'ils iraient faire ici) et est bien plus sympa.




Nanning


Les vacances de Guo Yu se terminant, elle devait retourner à son école à Nanning, une ville située 200 km plus au nord de Beihai, aussi la capitale du Guangxi. Nanning a environ 1 000 000 d'habitants. On a donc pris le bus pour Nanning, en deux heures et demie la route est faite. On a trouvé un hôtel, le temps de trouver un appartement. L'hôtel ne paye pas de mine mais il a le mérite d'être bon marché et le boss est sympa. Guo Yu a dégoté un appartement près du fleuve Yong Jiang, un coin très tranquille un peu à l'écart de la ville et près de son école. Notre appartement a une belle vue sur le fleuve et il n'y a pas d'autre bâtiments entre notre immeuble et le fleuve. A Nanning il fait plus chaud qu'à Beihai, il n'y a pas l'air marin, et l'été approche doucement... La température avoisine souvent les 35 °C même par jour de pluie. Il pleut assez souvent et très violemment, il faut se mettre à l'abri dès les premières gouttes de pluie et toujours penser à fermer sa fenêtre lorsqu'on quitte l'appartement. Autant à Beihai j'avais grossi, autant ici il fait si chaud que j'ai presque perdu tout mon gras. Il est très difficile de sécher ici, dès la sortie de la douche la sueur revient. Seul un petit ventilateur nous permet de ne pas crever de chaud. Et encore on est qu'en juin !



Pour ce qui est de la ville même, c'est bien simple : je me demande pourquoi un ville si grande ! Partout tout est en construction, en travaux. Des immeubles se construisent au milieu de nulle part et les routes qui y conduisent sont temporairement pas finies – le seront-elles un jour ? Il y a pas mal de ronds points avec seulement deux sorties, les autres n'étant pas encore finies. Comme à Beihai les rues sont bordées de petits marchands qui attendent le client en dormant ou en mangeant des pastèques, et en pleine ville il y a de très larges boulevards de 4 voies. Dans le centre ville il y a de grands magasins, on voit clairement que certains quartiers transpire le riche et que d'autres sont réservés à ceux qui travaillent pour les riches. Les immeubles en construction, en apparence déserts, sont souvent habités par les ouvriers ou par des sans abris. Deux choses se retrouvent dans Nanning et Beihai : la démesure et le traditionnel.




La nourriture


Comment et où manger en Chine ? C'est assez difficile d'y répondre tellement il a de possibilités. Je pense que les chinois aiment bien manger, je suis toujours calé à la fin des repas. A Beihai j'ai plutôt mangé avec la famille de Guo Yu, en alternant les invitations et les restaurants chics. Les mets sont toujours très variés dans les restaurants et à la maison familiale, et je suis toujours épaté de voir tout ce qu'ils peuvent cuisiner en si peu de temps.


A la maison : Ici, pas d'assiettes, de fourchettes, de couteaux ni de verres. On est équipé d'un bol que l'on remplit à l'aide des multiples plats sur la table, en utilisant des baguettes. On ne boit pas d'eau à table, éventuellement on boira de la bière. L'eau est habituellement bue après le repas. Les plats les plus courants sont le riz qui est l'équivalent de notre pain et les nouilles. Chacun met du riz dans son bol, et ajoute ce qu'il veut parmi les différents plats sur la table. Le riz est habituellement assaisonné de sauce soja qui lui donne un goût salé tout en l'humidifiant. Les nouilles ne sont pas les mêmes qu'en France : elles peuvent se manger aussi bien chaudes que froides, et sont toujours assaisonnées. Elles sont bien souvent très épicées. Pour les différents plats que l'on peut trouver et cuisiner, je ne donne que les plus courants. Tout d'abord les légumes : la salade cuite, le celleri, le mais, les petits pois, les haricots verts, les oignons, les tomates, les aubergines, des légumes que je ne connais pas, les patates... Pour la viande : toujours en petits morceaux car la baguette coupe très très mal. On trouve de la viande de bœuf, poulet, porc, agneau, mouton, des œufs souvent mélangés aux tomates, du canard, de l'oie. Je n'ai pas envie de tester le chien :o). Un super plat : les patates rôties au miel assaisonnées d'un peu de jus de canard rôti ! Souvent dans les restaurants on sert à coté de tous les plats une soupe qui remplace l'eau à table. Attention ! La première fois qu'on mange chez des gens qu'on connaît pas il ne faut pas finir son plat, sauf si les gens nous disent qu'on peut finir. Car traditionnellement celui qui finit son plat signifie qu'il n'a pas assez mangé, ce qui est très vexant pour ceux qui invitent ! Pour ma part je suis chanceux, la famille de Guo Yu elle même finit toujours les plats, donc je peux finir.


Les restaurants : toujours pas d'assiettes ni de couverts, mais des baguettes à séparer soi-même et un ou plusieurs bols de différentes tailles. Il y a deux sortes de restaurants : les restaurants dits « chics » et ceux qui sont plus des endroits où l'on va lorsqu'on a la flemme ou l'impossibilité de manger chez soi. Les restaurants chics proposent plein de plats et passent avec des chariots entre les tables pour proposer des pains fourrés à la crème de marrons, aux légumes ou à la viande. Il y a aussi des desserts dans les chariots. Les plats sont commandés, et souvent la table n'est pas assez grosse pour contenir tous les plats. La table est habituellement ronde avec une partie qui tourne pour que tout le monde ait accès à tous les plats. Des serveuses passent sans cesse pour proposer de la bière ou de l'alcool de riz lorsqu'elles voient que c'est plutôt une célébration. En plus des plats il y a plusieurs bols de sauces différentes : salées, pimentées, huilées, sucrées. Chacun met de la sauce dans un petit bol et peut tremper chaque morceau mangé dans la sauce. A la fin du repas, on récupère dans des poches ce qui n'a pas été mangé et on le ramène chez soi. Et bien sur on paye l'addition :o) Compter environ 10 à 30 yuan par personne selon le restaurant et selon les plats. Petite remarque : dans les restaus chics, pour communiquer avec les autres on ne chuchote pas ou parle pas comme en France : il faut hurler pour se faire entendre des autres, et je trouve ça intenable après la première heure passée dans le restaurant. Une furieuse envie de gueuler « Mais vos gueules, putain de bordel de merde ! » mais personne ne comprendrait ni même ne s'en apercevrai...

Pour les autres restaurants : ici on mange principalement du riz ou des nouilles, on s'assoit autour de petites tables cheap et la présentation est beaucoup moins soignée que les restaurants chics. Le riz est servi sur un plateau ou dans un bol et on amène différents plats. Les nouilles sont servies de la même manière, mais tout est déjà mélangé : nouilles, viande, légumes, assaisonnement. En général dans ces restaurants on peut payer 4 ou 5 yuan par repas, selon le nombre de légumes et de viandes différentes que l'on prend. Le riz est à volonté, on se ressert tant qu'on en a envie. C'est rapide, pas cher, souvent très bon et on en sort toujours plein !


Les boissons : parmi les boissons non alcoolisées il y a un vaste choix : jus de tomates, oranges, citron, une multitude de thés glacés ou non, jus de petit poix sucrés (super bon glacé !), des boissons dont je ne connais pas la composition, des milkshake. Pour les boissons alcoolisées, on trouve principalement de la bière, du vin et des alcools forts. La bière est assez bonne et n'a rien à envier aux bières que l'on trouve en France. Elles sont par contre plus fortes : souvent plus de 10 degrés ! Les marques les plus connues sont Tsing Tao et LiQ, mais on peut aussi avoir de la Heineken ou de la Guiness par exemple, si on veut ( sauf que les bières étrangères sont plus chères). La bière est toujours servie en bouteille de 63 cl et coute environ 3 à 4 yuan. Pour les alcools plus forts, il y a l'alcool de riz et de litchi, l'alcool de riz étant le plus fort. C'est super dur à boire quand on mange du riz car le riz reste parfois collé dans la gorge, et là on pleure car ça brûle ! L'alcool de riz est servi dans des verres minuscules gros comme des dés à coudre, mais je comprend pourquoi. Je ne sais pas à combien de degrés ça peut être mais une chose est sûre : c'est extrêmement inflammable :o)




Dans la rue



Dans la rue il y a toujours du monde. Que ce soit la nuit ou le jour, le chinois ne dort jamais, ou bien ils se relaient ! C'est épatant ça. Presque tous les jours et à n'importe quelle heure ils font péter des ribambelles de pétards, pour marquer leur joie ou fêter un événement. Quand je marche dans la rue, j'ai qu'une impression : je suis le seul étranger ici. Les chinois ont aussi l'air d'avoir cette impression, à chaque fois que je croise quelqu'un il me dévisage comme si j'étais un martien ! Mais je n'y prête plus attention maintenant. Comme je suis étranger j'ai souvent droit à des « hellow » des gens que je croise et je me fait parfois accoster par des filles qui me demandent mon numéro de portable et si j'ai une petite amie (seulement quand je marche seul en ville bien sur). Les rues sont toutes bordées de petits magasins allant du marchand de tuyaux au vendeur de baladeur MP3/MP4 en passant par les innombrables boutiques de bibelots et de CD/DVD piratés en vente libre. Et sur le trottoir il y a également plein de vendeurs de fruits ou de trucs divers mais qui détalent dès qu'un policeman approche (ils n'ont pas l'autorisation).C'est un peu le bordel mais j'aime bien! C'est mille fois plus vivant qu'une rue de Niort un samedi soir et un million de fois plus vivant qu'une rue de Saintes à 01:00 du matin ! Par contre il faut faire attention : En plein jour, éviter les rues avec trop de monde, en pleine nuit préférer les rues avec du monde, en raison des voleurs qui croient dur comme fer que tous les étrangers sont forcément riches avec des liasses de billet dans leur poche. De même, dans les petits magasins (pas un supermarché) il vaut mieux que je laisse Guo Yu entrer en premier, discuter du prix et ensuite j'entre dans le magasin. Sinon je paierais bien souvent 5 ou 6 fois le prix que paierait un chinois !




Sur la route


Dans la rue je vous ai dit que c'est le bordel, mais alors sur la route, c'est le chaos ! Au début je demandais à Guo Yu si les chinois qui conduisent ont passé leur permis, elle m'a dit que oui, mais plus tard j'ai compris : en Chine, on achète son permis de conduire et son code de la route ! Seuls ceux qui paient le plus cher l'obtiennent. Ça explique pas mal de choses : le code de la route n'est jamais respecté sauf parfois les feux rouges. Les motos et les vélos traversent la rue n'importe quand, ils roulent parfois à contresens, les voitures prennent les ronds points à l'envers quand c'est plus court, les camions doublent les touc-toucs et les motos à toute berzingue, on fait demi tour n'importe où et sans regarder autour de soi, bref j'ai un peu de mal à décrire le bordel qui règne sur la route. Ici on conduit au klaxon. Le klaxon signifie « Pousse toi que je passe ou je t'écrase » Les bus et la police conduisent de la même façon et se font eux aussi klaxonner. Pour résumer : Mais que fait la police ? Quand Sarko nous parle d'(in)sécurité routière je me marre bien maintenant !

Voici une liste des moyens de transports utilisés par les chinois :

  • La voiture : il y en a plein, de marque souvent japonaise ou chinoise. Mais pas seulement : Volkswagen est très bien implanté en Chine. Et il a réussi un super coup : la voiture la plus courante est la Volkswagen Jetta ou Santana (souvent le vieux modèle), je ne sais pas pourquoi. Mais on trouve aussi des Passat. Audi est bien implanté aussi, avec ses A4 et A6. Mercedes est plutôt rare. Citroën est très commun, de la ZX à la dernière C5 ! Le nom chinois de Citroën est Xue Tie Long (se prononce presque comme Citroën). On trouve pas mal de Peugeot 206 et 307. Par contre, le grand absent est Renault, je n'ai vu à ce jour qu'une seule Renault, une mégane. La majorité des voitures est composée de voitures japonaises et américaines, comme Toyota et son luxueux homologue Lexus, Mitsubishi, GM, Ford, Kia, Ford, Mazda, Chevrolet, et pour les marques chinoises je ne sais pas encore les lire... Les voitures sont souvent neuves et puissantes, il y a souvent du V6 ici.

  • Le camion : Beaucoup de camions sur les routes, car tout est en construction. On trouve principalement des vieux camions de béton ou chargés de terre. Ils sont très polluants !

  • Le touc-touc : une sorte de moto (ou de vélo pour les plus pauvres) coupée avec une cabine à l'arrière, à 3 roues. C'est un moyen de transport plus utilisé que le taxi. 1 ou 2 yuan le trajet. Bruyant et pas confortable mais c'est marrant!

  • Le taxi : à n'utiliser seulement si on est plus de 3 personnes. Minimum 5 à 7 euros fixes et 1 yuan du kilomètre.

  • Le bus : très pratique, on peut se rendre partout en bus. Par contre il faut se dépêcher de monter si on ne veut pas se retrouver debout, c'est la loi du plus fort. 1,20 yuan/personne.

  • Le vélo : couramment utilisé et souvent transformé pour pouvoir transporter de lourdes et imposantes choses.

  • La moto électrique, le scooter électrique, le vélo électrique : économique, silencieux, rapide, on en trouve partout. Particulièrement dangereux la nuit pour les piétons car les conducteurs coupent les phares pour économiser la batterie et on ne les entend pas venir et on les voit encore moins.




Les paysages



Pour le moment je n'ai pas vu grand chose de la diversité des paysages de la Chine, mais j'ai visité quelques coins sympa. J'ai vu 3 types de paysage pour le moment :

  • La plage, le bord de mer. Très joli avec de belles plages au sable très blanc, des cocotiers, des forêts de mangrove, ses adorables moustiques affamés.

  • La montagne : Très abrupte, on y monte par des escaliers très très pentus dont un coté est la montagne et l'autre le vide. La végétation est luxuriante car il fait toujours chaud, et très très très humide, même au sommet. Impossible d'arriver sec en haut d'une montagne sauf en hélicoptère, peut être.

  • Les alentours de Nanning : des collines de terre rouge, une végétation tropicale et très dense, de l'herbe verte comme chez nous sauf que l'herbe, elle pique comme un paillasson (elle n'est pas tendre comme en France). Beaucoup de moustiques la nuit, attention à bien allumer son anti-moustique ! J'ai bien envie d'aller visiter quelques collines, ça doit être sympa. Par contre je dois y aller en pantalon, les serpents sont un peu plus dangereux qu'en France ici. Les scorpions aussi.

Dans tous les cas on trouve des cocotiers, des palmiers, des arbres très gros et très hauts, des plantes avec des feuilles énormes, des bananiers même en haut des montagnes, et des moustiques omniprésents. Notez que le moustique apprécie davantage le sang des étrangers. Miam de la nouveauté au menu !


Voilà c'est fini pour ce résumé de premier mois en Chine, qui j'espère n'est pas trop chiant à lire ! A bientôt, et bonne journée,


Gab H.


Lire le Tome 2

dimanche 29 avril 2007

Bienvenue !

Visiteur, bienvenue !
Vous allez pénétrer dans l'univers merveilleux de mon voyage en Asie et pouvoir suivre mon parcours dans le pays du milieu et prochainement en Thailande !
Ceux qui auraient loupé le début de l'aventure peuvent cliquer ici.
Bonne lecture !

Gab H.